mercredi, 31 octobre 2007
Transmition transgénérationnelle de la santé
Issus de la thèse de Nathalie Séguin et de François Amigues sur: "Science, art et philosophie de l'ostéopathie dans la transmission de la santé à travers les générations", voici quelques réfexions à partager sur la santé.
FACTEURS INTERVENANTS DANS LA TRANSMISSION DE LA SANTÉ
Hérédité, histoire familiale, élaboration du système nerveux, qualité de la gestation sont autant de facteurs influant la transmission de la santé dont nous avons tracé les grands axes.
Notions de mémoire et de transgénérationnel
Le physique et le psychique sont de nos jours considérés comme indissociables, intimement reliés et mutuellement mis en œuvre dans l’élaboration de la santé. Le transgénérationnel est un concept lié à la psychologie, comme la génétique est reliée à la médecine. Or, les signes et symptômes que l’on voit apparaître chez un individu ont leur origine dans les événements du passé. Selon A.T. Still, on ne devrait jamais s‘attarder aux effets, mais toujours remonter à la cause. « Pour bien prédire, vous devez voir à travers deux voiles – celui du passé et celui du futur. Si un événement doit se produire demain, où est-il aujourd’hui ? La mémoire mobilise le passé; la raison voit le lendemain. »
• Et si cette cause venait de nos ancêtres ?
Les témoignages bouleversants, de l’art de vivre en harmonie avec la nature des aborigènes d’Australie alimentent cet espoir de retrouver la transmission des plus nobles valeurs que sont la santé, le bonheur et la plénitude au cours des âges.
L’archéologie n’a pas encore pu prouver que nous descendions de l’homme préhistorique et encore moins du singe. La philosophie moderne, fortement imprégnée des théories sur l’évolution, se situe à la croisée de la sélection naturelle et du concept lamarkien des caractères acquis. Partant de là elle explique l’état des générations actuelles par la force dégénérative qu’elles portent, transmise à la descendance.
Cependant, la dégénérescence ne serait pas synonyme de malformations congénitales, mais plutôt d’un manque d’épanouissement de nos potentiels.
Dans la lutte socioprofessionnelle enragée qui affaiblit les meilleurs élans, n’y a-t-il pas un facteur de dégénérescence qui pourrait se transmettre?
Or, les mémoires de ces arrangements persistent, et si elles sont favorables aux humains dans leur caractère évolutif lorsque des efforts de résolution d’un problème ont été faits, la loi de transmission reste aussi véridique en ce qui concerne les inadaptations à la vie. Cette théorie progressiste, accordant aux humains un certain contrôle sur leur destinée, fut d’abord défendue par le naturaliste français J.B. Lamark:
« En opposition à la pure sélection naturelle […], Lamark soutenait que les changements organiques acquis par l’utilisation ou la non-utilisation des organes et des structures était transmise aux organismes de la progéniture.»
Appliqué aux générations, c’est ici qu’apparaît tout l’intérêt de l’histoire ancestrale d’une personne. Une généalogie précise permettrait probablement de tisser une véritable trame biologique du stress transmis à sa descendance.
• Ces notions transgénétiques rejoignent celles de nos contemporains
Deux courants opposés semblent donc se transmettre entre les générations. D’une part, la santé comme une constance potentielle inaltérable, et d’autre part la réaction aux stress qui empêche à la santé de s’exprimer et qui s’inscrit comme un facteur limitant lui aussi transmissible.
Françoise Dolto rappelle dans La Cause des Enfants que :
« Tout enfant est obligé de supporter le climat dans lequel il grandit, mais aussi les effets pathogènes restés en séquelles, du passé pathologique de sa mère et de son père. Il est porteur de cette dette contractée à son époque fusionnelle prénatale, puis des dépendances post-natales qui l’ont structuré. »
Freud nous dit que
« l'hérédité archaïque de l'homme ne comporte pas que des prédispositions mais aussi des contenus idéatifs des traces mnésiques qu’ont laissées les expériences faites par les générations antérieures. » « Nous postulons l’existence d’une âme collective (…) [et, qu’] un sentiment se transmettrait de génération à génération se rattachant à une faute (dont) les hommes n'ont plus conscience et le moindre souvenir. »
Freud, tout au long de son œuvre, a toujours référé aux racines individuelles et aux racines groupales de l’identité individuelle de l’homme. L’individu mène une double existence, il recherche sa propre individualité à travers le maillon d’une chaîne à laquelle il est assujetti.
Le transgénérationnel se joue sur plusieurs plans. Premièrement, il passe indéniablement par le plan physique; la morphologie de l’individu, par exemple, peut être le siège de certaines influences des générations passées. Ensuite, sur un plan plus psychique, il y a trois niveaux :
• de l’attachement; relation symbiotique, transmission de patterns
• des liens; les interactions affectives et fantasmatiques
• du plan de relation; la question des identifications.
Ceci n’étant que des notions sommaires du courant transgénérationnel mis en avant par le professeur Bernard Golse , pour dépasser la seule dimension génétique de la transmission.
Anne Ancelin Schützenberger est une des pionnières de cette notion des liens transgénérationnels. Elle transmet ses découvertes dans son livre Aïe, mes Aïeux. Pour un individu, sa famille est un « atome social », un nid, une matrice à partir de laquelle on se construit, on trouve son identité. Elle est tissée des fils du passé. Elle nous parle de la notion de conflits non résolus et de leurs conséquences par l’impact du regard de la famille, de la société et de l’équilibre familial sur le développement d’une personne, de sa santé, de sa maladie et de sa rechute .
« On peut parler de comptes familiaux et du grand livre des comptes de la famille où on voit si l’on est en crédit ou en débit. D’où le concept de justice et de justice familiale (et de loyauté). Quand la justice n’est pas faite, cela se traduit par l’injustice, la mauvaise foi, l’exploitation des membres de la famille les uns des autres (parfois par la fuite, la revanche, la vengeance), voire même par la maladie ou l’accident répétitif. »
Déjà Freud parlait de ce « trou noir » que chaque personne porte en elle, son « non-dit » ou « non-exprimé ». Ce « non-dit » qui reste engrammé dans le corps et qui peut créer des lésions sur plusieurs générations, tel que mentionné par Phillippe Druelle.
Selon Anne Ancelin Schützenberger ce « non-dit » se manifestera par la douleur, la maladie, le silence, le langage du corps, l’échec, l’acte manqué, la répétition, les malheurs et les difficultés existentielles du patient :
« La fidélité aux ancêtres, devenue inconsciente ou invisible (la loyauté invisible) nous gouverne; il est important de la rendre visible, d'en prendre conscience, de comprendre ce qui nous oblige, ce qui nous gouverne et si, éventuellement, il ne faudrait pas recadrer cette loyauté, pour redevenir libre de vivre sa vie. Que notre vie soit l’expression de notre être profond. Les parents ont mangé les raisins verts et les enfants en ont eu les dents agacées, est-il écrit dans la Bible ».
Notion d’invariants biologiques et de neurologie cognitive
Le biologiste R.Y Cajal explicite au début du 20e siècle la plus complexe des organisations cellulaires : le système nerveux. La neurologie deviendra le pôle de toutes les recherches vers cet « homme neuronal », dont le Pr de neurobiologie, J.P. Changeux, décrit l’encéphale comme
« un gigantesque assemblage de milliards de toiles d’araignées neuronales enchevêtrées les unes aux autres, dans lesquelles crépitent et se propagent des myriades d’impulsions électriques prises en relais ici et là par une riche palette de signaux chimiques. »
Dernière-née, la neurologie cognitive soutient que le cerveau exécute constamment quatre opérations visant à reconnaître le réel, le virtuel, l’imaginaire et le symbolique. Grâce à ces opérations, il déclencherait en permanence dans le corps la meilleure réponse biologique pour adapter l’organisme aux situations qu’il rencontre à l’état de veille. Ce qui est certain, c’est qu’à l’état de sommeil, la vagotonie permet une activité de réparation, de reclassement de l’information, spécialement pendant le cycle cinq du sommeil .
Ainsi, un nombre incalculable de programmes de résolution de problèmes s’enregistreraient tout au long de la vie. Et ce, non seulement depuis la naissance, mais déjà pendant la gestation. À cette banque de données, s’ajoute celle des programmes des générations précédentes, qui resteraient comme une mémoire passive, prête à être réactivée par tout facteur déclenchant significatif. Le mécanisme qui en résulte démontre que dans certaines situations complexes ou intenses, le cerveau a gravé une stratégie de défense, un programme qui déclenche une réponse biologique invariable dans l’organisme, chaque fois que celui-ci retrouve une situation stressante qui lui rappelle la première ou qui atteint un même niveau de stress déjà connu. Ce sont donc des sortes de raccourcis que le système nerveux bâtit pour devenir plus performant au fil de ses expériences. Ce système est évolutif de telle sorte que chaque situation déclenchante et symbolique enrichit le programme, le renforce, afin d’augmenter la réponse cellulaire. Ce faisant, si la réponse à un stress spécifique est une constriction des vaisseaux, elle peut devenir par répétition, et selon l’intensité, eczéma, allergie, asthme ou cancer à l’extrême. Mais dans tous les cas, elle représente la meilleure réponse que le système nerveux est capable de donner.
• Influence du vécu sur l’ontologie
Une conséquence importante de ces découvertes neurologiques concerne directement l’ontogenèse. En effet, il devient intéressant de se demander dans quel état se trouve le corps lorsqu’un problème complexe à résoudre se pose à lui ?
- D’une part, selon sa disposition : son état de fatigue, d’excitation… (on sait qu’un accident survenant sur un alcoolique peut lui causer moins de dommage à cause de son manque de contractions réflexes lors de l’impact, par exemple.)
- D’autre part, selon son degré de maturation neuro-hormonal et cellulaire en général (la capacité de supporter un stress varie au fur et à mesure du développement neuro-hormonal de l’embryon à l’enfant à l’adulte).
Les observations précédentes viennent supporter les relations déjà établies entre le développement et la capacité d’apprentissage, mais aussi la capacité de performance face à un problème majeur à résoudre. À l’inverse de l’animal, la vie de l’homme nécessite une longue assistance de la part de ses parents pour assister la maturation complexe, donc plus lente, de son corps avant de devenir autonome. Cette maturation passe par des phases sensibles où le stress peut avoir un grand effet sur la santé.
Lorsque l’on rentre dans le détail, on se rend compte que chaque époque de la vie apporte la maturation d’un système dont les grandes lignes ont été définies durant la gestation . Il apparaît alors clairement que l’être humain développe tout au long de sa vie le plan prévu pour lui lors de sa conception, dont la structure exacte définitive a été déterminée lors des neuf mois de grossesse. De cette façon, il est à prévoir que nous serons capables d’ici quelque temps d’établir un rapport très précis entre l’idée qui a présidé à une conception, les influences qui assisteront son développement, qui en graveront la forme tout au long de la gestation et les prédispositions selon les âges de la vie. À la naissance, tout est en place, les seules interférences qui affecteraient le déroulement de la vie seraient les infinis défis qui se présenteront à la personne pour forger son caractère. Mais les grands traits de son tempérament, son « terrain », les propriétés de sa « terre », avec lesquelles il vivra ses expériences, seraient déjà tous là.
La plupart des recherches en néonatalogie tendent vers cette conclusion, et en attendant des preuves plus définitives, nous en savons déjà assez pour redonner à la grossesse une importance qui s’est perdue au fil du temps . Le respect des phases de maturation de chaque organe est très important durant la grossesse. Tout effort d’adaptation qui dépasse le niveau de compétence du corps peut engendrer la mise en place de « programmes de défense » qui ne soient pas souhaitables pour l’avenir et la santé, mais qui seraient les meilleurs au moment où le problème est survenu. Concrètement, il est, par exemple, étonnant de voir le lien entre un enfant hyperactif, son Q.I. (souvent très élevé) et les fortes compressions qu’il a subies in utero. Il semble que les fortes pressions exercées sur son corps aient produit un tel afflux d’information que le cerveau s’est programmé à développer beaucoup plus de connexions synaptiques pour être capable de gérer ces autoroutes d’informations dues à la surstimulation. Ainsi malgré leur hyperactivité constante, ils sont capables d’apprentissage accéléré lors des quelques minutes d’attention et de concentration qu’ils dégagent dans une journée .
Dès lors, pour enrichir l’interrogatoire, il devient très important de se pencher sur les grands événements qui ont affecté la vie d’une personne et la période où ils sont survenus. C’est là où l’étude de la maturation des systèmes époque par époque devient très utile à approfondir.
• Notions de spasme endocrânien
Comment ces mémoires lésionnelles se mettent-elles en place au niveau du corps, et comment sont-elles perceptibles en ostéopathie ? Philippe Druelle D.O. a mis en évidence l‘existence de spasmes endocrâniens, perceptibles et catégorisables selon leur origine personnelle, familiale ou sociale, ainsi que leur nature traumatique ou émotionnelle qui peut être acquise ou transgénérationnelle. Ces spasmes seraient l’expression d’une perturbation bio-électrique (électromagnétique) émanant du système nerveux, traduisant l’empreinte d’un conflit refoulé, ignoré, caché ou occulté en partie au niveau cérébral. Cette absence de cohérence issue de non-dit ou de dit à-demi fait naître une incohérence dans le corps qui seraient transmissibles puisqu’ils se retrouvent avec une précision étonnante d’une génération à l’autre. De tels spasmes seraient en fait décelables dans n’importe quel tissu du corps, mais trouveraient tous leur représentation au niveau crânien. Là encore, nous pouvons voir l’implication de l’ostéopathe, par le traitement de ces lésions, dans son rôle thérapeutique pour l’individu et sa descendance.
• Les « centres » de la transmission de la santé
La peau, notre enveloppe corporelle, est la première de nos limites qui nous permettra individualisation et spécificité. Si nous considérons les limites de la santé, les limites émotionnels, les limites mentales comme d’autres peaux qui permettent d’individualiser et de conférer une spécificité originale, un chemin unique à notre existence, le problème des limites change complètement de sens. Elles deviennent dès lors des alliés, des aspérités qui permettront de s’élever dans nos ascensions, des balises qui nous permettront de ne pas nous perdre et des flacons qui préserveront notre essence. Ce regard porté aux limites n’est pas conventionnel car elles représentent toujours l’ennemi à abattre et pourtant, ne sont-elles pas ce qui nous permet d’exister ? C’est alors que le contenant qu’elles recèlent prend, grâce à elles, toute son importance. Le volume qu’elles circonscrivent est animé d’un « Souffle de vie » qui s’exprimera selon l’accueil qu’il recevra au sein de ce volume. Soit que les limites laissent s’échapper leur contenant et créent des fuites, soit que ce contenant manque de fluidité et soit décentrée, il y aura alors une difficulté à bénéficier du souffle de vie dans lequel nous vivons, nous nous mouvons et avons notre existence. Or, le souffle de vie s’exprime dans le corps à travers ces fulcrums qui entretiennent le mouvement et la fluidité des liquides qui modèlent et assurent l’intégrité de l’unité fasciale. Donc, les fulcrums sont les clés du souffle de vie. Ils doivent être présents au sein de chaque cellule, chaque organe et centre de volumes, dans des successions enlignées les unes par rapports aux autres pour permettre au souffle de vie de remplir tous les volumes de sa présence bienfaisante, intelligente et autoguérissante.
La santé se transmet par la vie. Or, pour l’ostéopathe, la vie jaillit de ces centres omniprésents dans notre corps que sont les fulcrums. Points d’équilibres de chaque partie et des parties entre elles, points d’équilibres de chaque fascia et de chaque volume liquidien, ils sont les centres de la moindre segmentation corporelle; ils sont le point d’équilibre du M.R.P., le moment d’absence de mouvement entre l’inspir et l’expir. Ils y rayonnent leur vie (Potency) comme des soleils qui maintiennent le tout cohérent et vital tant qu’ils en occupent le centre pour y imprimer le rythme qu’ils engendrent dans les tissus. Plus les fulcrums sont opérationnels, plus ils délivrent la puissance et l’intelligence de la vie dans la structure et plus la santé se manifeste. Elle devient alors silence, transparence, intensité et se fait oublier. À l’inverse, on déduit que tout événement physique ou psychique capable de faire perdre à ces axes leur centre seront des facteurs hypothéquant grandement la santé, à cours ou moyen terme.
On peut donc attribuer à la restitution des fulcrums dans le corps le pouvoir de transmettre la santé. Ces centres potentiels du mouvement traduisent l’habileté du corps à répondre au souffle de vie. Ils peuvent cependant être perturbés par l’empreinte d’un strain tissulaire (effet d’une force appliquée au tissu) d’origine traumatique, toxique, chirurgical, etc. mais aussi d’origine émotionnelle ou mentale affectant la biodynamie du corps. Donc, de par leur nature temporelle (rythmique) et spaciale, ces centres vivants d’équilibres dynamiques apparaissent comme les points de convergence réunissant pensées, émotions et corps à la recherche d’un alignement de phase permettant l’expression du souffle de vie dans la matière. De cet alignement miraculeux semblent procéder à la fois la perpétuation de la vie, mais aussi sa qualité d’expression. Et si nous devions juger la santé par le niveau d’alignements cohérents de ces trois mondes physique, émotionnel et mental, nous pourrions dire que l’homme, qui possède le monde psychique le plus développé parmi les règnes, mérite notre admiration pour ses talents d’acrobates et de jongleurs capables de faire coïncider ensemble des mondes si vastes et si complexes chez lui. Cette image résume en elle toutes les dimensions et les défis dont dépend la transmission de la santé chez l’être humain… et ces défis débutent lors de la conception.
02:55 Publié dans I.A.a. Recherche: "ancêtres et santé" | Lien permanent | Commentaires (0)
Préparer la santé de ses enfants à venir
LES INFLUENCES AFFECTANT LA TRANSMISSION DE LA SANTÉ DANS LE CYCLE DE LA VIE
Il est remarquable de constater que les activités prédominantes dans une période de la vie sont dépendantes du développement intense d’une structure et de sa fonction (exemple, le développement du système endocrinien et ses fonctions hormonales déclenchent une transformation structurelle, mais aussi une forte activité affective).
Alors une partie de l’influence subie, qu’elle soit toxique, chirurgicale, traumatique par accident, ou sensorielle (agression/tendresse, stimulation/négligence, etc.), émotionnelle (peur, fuite, combat, indifférence, amour, statut quo, etc.), ou mentale (choix, prise de conscience, etc.) est traduite par analogie au système qui est prédominant dans son développement.
Chaque période de la vie représente un filtre et il est intéressant de considérer qu’un traumatisme vécu à tel ou tel âge n’affectera pas le même système. Ce n’est donc pas le même niveau qui sera affecté au sein de ces fulcrums multidimensionnels qui véhiculent le souffle de vie. La perception que nous en aurons risque d’être plus fasciale, plus liquidienne, plus neurologique ou plus énergétique; ou encore des combinaisons associées.
Si le filtre de la période pré et périnatale était le plus déterminant pour toute la vie du futur adulte, il n’en reste pas moins que « les influences les plus significatives sont celles qui ont été les plus intenses. Aussi, il est bon de prôner la primauté du ressenti, du vécu sur l’obligation d’épreuves incontournable telle que la naissance, l’adolescence ou autre. »
Enfin, il est important de souligner que les influences vécues sont schématiquement douloureuses, difficiles, contraignantes ou au contraire heureuses, facilitantes, favorisantes. Or, s’il faut reconnaître le pouvoir stimulant de chacune dans le développement de l’individu et de sa santé, il faut souligner la supériorité des influences encourageantes sur les nociceptives dans la structuration profonde de l’être. Les premières ont un pouvoir structurant et stimulant bien supérieur qui, d’ailleurs, peut demander dans un premier temps plus d’énergie pour s’y adapter. Ce constat à l’inverse de nos croyances est un puissant outil pédagogique et thérapeutique .
CONCLUSION
De toutes les influences dénombrées affectant la santé – hormis la gravité de certains traumatismes postnataux–, il ressort la suprématie de la vie prénatale qui plonge ses racines dans l’état de santé des parents et la qualité du vécu de la gestation. Elle plante le « tempérament de la santé ». Cependant, si le tempérament influence, il ne détermine pas et il appartient au caractère de l’individu, par sa façon de vivre, de l’utiliser à son gré pour y semer la santé.
L’ostéopathe, par la philosophie vitaliste de sa science et l’étude des lois de la santé, est à même de voyager en harmonie avec cette lente maturation des potentiels de santé inhérents au corps, afin de participer intelligemment à la catalyse de leur expression.
02:00 Publié dans I.B.1. La santé préventive | Lien permanent | Commentaires (0)
De l'enfance à l'adolescence
L’ENFANCE
Selon B. Darraillans D.O., les chutes durant l’enfance, même si elles semblent bénignes et sans manifestation extérieure, peuvent perturber l’organisme. Selon Mme Fryman, « elles sont des graines de dysfonction semées qui pourront plus tard se manifester en un problème de comportement ou d’apprentissage » . L’enfant devrait être vu périodiquement en ostéopathie durant son développement pour corriger les lésions résultant des différents traumatismes subis durant la petite enfance, Car durant cette période, les lésions ostéopathiques sont souvent compensées par une grande vitalité, mais peuvent laisser des traces qui ressortiront plus tard : troubles de posture, de développement moteur ou d’apprentissage, problèmes de l’occlusion dentaire, etc. Il s’agit donc d’ostéopathie préventive.
• Influences de l’enfance
Achevant la finesse du système sensori-moteur l’enfant percevra encore le monde et toute influence mentale, émotionnelle ou physique essentiellement sous forme de sensations. Dans une phase de grande découverte des paramètres du monde, il les convertit tous en impressions qui finissent de structurer la base de sa morphologie d’adulte. L’apparition de la dent de six ans marque la fin de cette période délicate et les influences perçues comme nociceptives commenceront maintenant à se cristaliser, se densifier dans son corps. D’ailleurs, la maturation des os de la face prend appui sur cette dent. C’est donc dans cette période charnière que se prépare ou se corrige nombre de scoliose quelle qu’en soit l’origine. Puis, jusqu’à l’adolescence, la discrimination épicritique de son système nerveux lui permet une grande capacité d’apprentissage essentiellement par imitation. Les nombreuses peurs de l’enfance sont autant de balises qui protègent et stimulent la mise en place du système nerveux, tout en propulsant l’enfant à découvrir son environnement grâce à cette émotion principale.
LE VÉCU DE L’AUTONOMIE
• L’adolescence
C’est la période de réveil du système hormonal qui fera entrer dans la découverte du monde des désirs et, par conséquent, développera la gamme variée des sentiments humains. C’est le début de la socialisation profonde. Ici, toute influence perçue comme nociceptive est transformée de façon affective. Une chute au sol n’est plus vécue seulement comme sensoriellement douloureuse, c’est surtout une chute dans son estime ou son orgueil vis à vis des autres. Cette phase est très délicate, car c’est ici que se plantent les grands schémas de relation avec les autres, le couple et le monde. C’est aussi la phase d’enrichissement de ses liquides, sous l’afflux hormonal. Cette transformation chimique profonde confère à l’enfant son pouvoir d’adulte lui permettant de créer, de donner, de recevoir et de débuter une interrelation personnalisée avec le monde. Si elle est mal vécue, elle laisse le corps en proie à de nombreuses difficultés au niveau des fluides de son corps et de son système hormonal.
• la vie adulte
Croissance, mobilité, sensibilité, émotivité, sentiment et pensée sont arrivés à terme et l’individu, ayant récupéré ses fonctions humaines, pourra véritablement développer consciemment son pouvoir créateur et organiser, sculpter, peindre, bâtir et chanter sa vie pour tendre d’en faire le poème de ses rêves. Sur cette route, les événements sont interprétés à plusieurs niveaux, mais la prédominance de la créativité tend à transformer ce qui le touche en acquisitions pour réaliser ses projets et s’exprimer. La vie de l’adulte trouve donc des périodes sensibles autour de l’énergie déployée à façonner sa vie, le faisant passer à travers de nombreux stress, épreuves, traumatismes, constructions, effondrements, et quêtes diverse de lui-même. Dans cette longue phase créative, c’est le système nerveux, outil de l’expression qui sera le plus sollicité, testé, remanié et trop souvent épuisé, dépassé, blessé.
Une écoute attentive des épreuves franchie au fil de cette maturation, des traumatismes. opérations chirurgicales, interprétée à la lumière d'une bonne connaissance de l'anatomie et de la physiologie, donne un premier fil d'Ariane pour guider le praticien vers une compréhension des phénomènes que présente aujourd'hui son patient.
Les causes peuvent se conjuguer, issues de plusieurs origines :
• un passé traumatique ayant induit des blocages mécaniques,
• des habitudes alimentaires comme décrites plus haut,
• l'abus de drogues de tous genres, y compris le médicament,
• le surmenage tant physique qu'intellectuel,
• le stress et la détresse morale, intellectuelle et spirituelle.
Tant que ces sources ne sont pas reconnues et améliorées, les résultats thérapeutiques, quel que soit le système adopté, sont incertains et instables .
Pour le Dr Fulford D.O.,
« les traumatismes peuvent arriver n’importe où, surtout près de la maison. Il y a en plus des traumatismes physiques, les traumatismes psychologiques qui sont tout aussi nocifs. Une mort dans la famille, une séparation, un divorce peuvent amener une période de deuil importante. Si ce conflit intérieur reste non résolu pendant une longue période, il peut perturber l’équilibre chimique et nerveux du corps qui peut se manifester de différentes façons allant de la crampe d’estomac à la cataracte. La détresse émotionnelle finit presque toujours par se manifester en douleur physique, quelque part entre la tête et les pieds. Les émotions ont tendance à s’accumuler au niveau du sternum et, lorsqu’il n’y a pas de mouvement à ce niveau, le Docteur Fulford suspecte à 100 % un blocage émotionnel ».
En conclusion:
Après la période hormonale, débutent des travaux psychiques plus complexes qui viennent développer la puissance d’analyse cérébrale. C’est dans ces périodes que se forgent nos outils d’expression, de communication et de création fine, analytique et spécifique. La priorité de ce moment ouvre à la conscience une vision détaillée de l’infiniment petit à l’infiniment grand et projette fréquemment dans la notion de choix et d’ouverture de la conscience. Toute influence nociceptive est interprétée sous l’angle de la raison, du sens, du symbole et de la liberté d’y réagir et de composer avec son environnement. C’est la rencontre du monde intérieur qui finalise ses caractéristiques physiques, sensorielles, affectives et mentales, avec le monde extérieur sans limite. L’âge adulte débute alors vers la fin de la vingtaine et les influences reçues affecteront en priorité la force mentale de l’individu. L’être devient capable enfin de s’assumer entièrement, il est totalement individualisé et peut commencer à réellement devenir créateur en exprimant les traits latents de sa force spirituelle colorée par sa conscience de la vie à travers son caractère, son tempérament et les influences innées et acquises qui l’ont forgé et révélé.
• Les grands moments de la vie
L’ontologie nous a beaucoup éclairé sur le rapport existant entre la maturation chronologique et successive des grands systèmes du corps et un type de comportement associé.
Ainsi, si tout le monde connaît le lien entre l’orage hormonal de l’adolescence et la découverte des sentiments, d’autres rythmes et phases sensibles sont tout aussi important à considérer pour mener à bien un travail de libération des lésions ostéopathique.
En effet, un traumatisme survenu lors de la maturation du système sensoriel n’aura pas les mêmes effets et ne laissera pas des blessures aux même structures dans le corps qu’un traumatisme survenu lors de la maturation du système endocrinien ou nerveux.
01:55 Publié dans I.A.e. Recherche: "besoins durant la croissance" | Lien permanent | Commentaires (0)
LE NOURRISSON ET L'ALLAITEMENT
Les phases sensibles affectant l’épanouissement de la vie intra-utérine correspondent à des phases de croissance importante ou d’un remaniement tissulaire. Les lois biologiques étant constantes, on peut transposer ce rapport à toute phase sensible de la vie, comme le développement neuro-moteur de l’enfant, la mise en place des caractères sexuels à l’adolescence et, en général, à tout changement de vie nécessitant assez de vitalité pour permettre une forte adaptation.
C’est donc une autre gestation qui recommence après la naissance, celle du développement neuro-moteur. Mais déjà, le déroulement harmonieux de cette période capitale pour la vie autonome est déjà conditionné. Les performances de l’enfant « peu de temps après sa naissance sont indiscutablement le produit d’une combinaison entre l’équipement génétique de l’individu, sa vie intra-utérine et l’expérience de sa naissance ».
Dès les premiers instants de vie, la profondeur des racines établies auparavant conditionnera l’émergence de l’individu et le soutiendra avec plus ou moins force.
Influences significatives sur la vie du nourrisson
Selon Bernard Darraillans D.O., toute pathologie de la mère influence la fonction physiologique de l’enfant jusqu’à 30 mois ; après, l’enfant se différencie de la mère. Pour R. Fulford,
« Une fois que l’enfant est né, mon expérience me dit que les trois premières années sont les plus importantes, et que la diète est très importante à ce moment. Le corps s’habitue à la routine alimentaire, le type, la fréquence et le rythme établissent un schéma qui aide à promouvoir une meilleure santé. La chimie du système nerveux se comporte toujours mieux lorsqu’on lui donne une routine. »
« Je considère le plexus solaire comme étant plus qu’un simple amas de nerfs. Je pense que c’est un cerveau abdominal, où les émotions sont concentrées et où elles sont générées. Le nouveau-né normal a une fonction cérébrale abdominale plus grande que celle du cerveau (Tête). Le cerveau ne commence pas à s’épanouir avant que l’enfant ait atteint l’âge de trois ans. »
L’enfant finira donc sa maturation en dehors du sein maternel avant d’être relativement autonome d’un point de vue neuro-moteur. Ce développement l’amène progressivement vers une individualisation spatiale pour rencontrer timidement le monde selon une vie plutôt végétative, très fragile, faite de sommeil et de lait.
Importance de l’allaitement
Au-delà de toutes les modes, il faudrait se rappeler que l’allaitement est fondamentalement naturel. Il permet en plus de nourrir l’enfant avec le meilleur aliment adapté à ses besoins, de poursuivre la relation unique mère-enfant. C’est un moment privilégié qui apporte réconfort, amour et protection à l’enfant.
De nombreuses études redonnent ses lettres de noblesse à l’allaitement. L’allaitement protégerait l’enfant contre la mort par maladie infectieuse . L’allaitement pourrait diminuer le risque de sclérose en plaque en fournissant entre autres les acides gras essentiels au bon fonctionnement du cerveau et des réponses auto-immunes. « Allaiter jusqu'à trois mois pourrait réduire les risques de diabète insulino-dépendant et les enfants nourris au sein montrent des capacités verbales et motrices supérieures à celle des enfants nourris au biberon.»
Selon une récente étude scandinave, l’allaitement donnerait une protection significative face aux allergies et ce, pendant de nombreuses années après le sevrage. Par contre, l’introduction au lait de vache avant l’âge de six mois prédisposerait aux fréquentes infections de l’oreille. Une autre étude vient corroborer ce fait : l’alimentation à la bouteille serait un facteur de risque dans le développement de l’otite (Teele, D.W., U.S.A.,1989).
Selon Harold I. Magoun « la pression musculaire vigoureuse de la langue contre le toit de la bouche, lors de l’allaitement, élève la sphéno-basilaire et libère le mécanisme cranio-sacré » . L’allaitement est plus qu’un moyen de se nourrir et de se réconforter pour l’enfant, c’est un moyen d’équilibrer la tension des membranes réciproques et de permettre le meilleur équilibre possible pour les structures crânio-sacré.
Jean-Pierre Amigues D.O., lors d’une conférence multidisciplinaire faite à Paris en février 2000, a pu confirmer l’importance de l’allaitement au sein qui permet la mise en place de la lordose cervicale ainsi que le développement futur du maxillaire. Selon Mme Frymann, on devrait allaiter l’enfant jusqu'à neuf mois. Après cette période, le sein devient moins nourricier et plus un réconfort, une solution au problème que l’enfant rencontre. Pour elle, il est donc important de commencer à offrir d’autre solution et plus d’autonomie à l’enfant. Le sevrage du sein est une étape importante pour l’enfant et sa mère. Il devrait se faire progressivement, en harmonie et en accord avec les besoins de l’enfant.
Déductions pratiques
Pour un bébé, le traiter en ostéopathie, c’est aussi lui redonner la chance de repasser l’épreuve de la naissance pour mieux la réussir, en lui offrant l’opportunité de se sortir de sa lésion (compression, malposition in utero) et de se défendre contre l’agresseur (forceps, ventouse, anesthésie) Et ceci, dans des conditions où il pourra être le vainqueur et ainsi optimiser sa santé et l’expression de son être. Nous pouvons à ce moment par notre attitude, notre présence et notre pensée, démontrer à l’enfant notre sentiment d’accueil et d ‘amour; ce petit être qui vient de la lumière pour s’incarner dans la matière à travers le long tunnel maternel y sera très réceptif (concept de Bernard Montaud).
Pour le traitement spécifique des structures crâniennes et pelviennes il est bon de se référer entre autres aux ouvrages de W.G.Sutherland, D.O., Harold I.Magoun D.O. et de Viola Frymann D.O.
Nous présentons brièvement les principes de traitement de deux ostéopathes qui illustre à merveille la conscience de notre rôle thérapeutique et prophylactique en ostéopathie.
• Selon les principes de Denyse Dufresne D.O. :
Denyse Dufresne D.O. considère les nourrissons comme des petits êtres à part entière. « Le bébé, l’enfant exprime un mal-être à travers des troubles physiologiques tels une otite, de l’asthme.»Dès le début de la séance elle s’adresse directement à lui pour l’impliquer : « Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi ? » La réponse peut être gestuelle, le bébé place une main sur l’endroit qui l’embête ou émotive, on perçoit alors un changement d’expression subit. L’anamnèse et l’observation des postures et de la coordination font également parties de la méthodologie d’évaluation. Il y a ensuite la palpation et le traitement où l’ostéopathe devient un point d’appui, un fulcrum pour le bébé, l’enfant.
• Selon les principes de Robert Rousse :
Robert Rousse accorde une grande importance, au recoupement des signes. C’est à dire que, toutes les informations se recouperont; l’observation, la palpation et l’histoire de cas raconté par les parents de l’enfant. Seul les tissus savent la mise en place de l’enchaînement lésionnel, le recoupement, la synthèse des éléments permet d’augmenter notre compréhension de la réalité tissulaire. De cette façon nous pouvons libérer les structures de leurs lésions, en relation avec la posture dans laquelle celles-ci se sont créés et ainsi regagner de façon optimale le mouvement céphalo-caudale de l’axe duremérien, et celui de la périphérie (rotation interne-externe).
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La naissance
LA NAISSANCE
Pendant la gestation, c’est le monde intérieur qui régit les perceptions de l’enfant, après sa naissance c’est peu à peu le monde extérieur qui régira les nouvelles perceptions. Ce constat de Bernard Montaud rejoint celui de Bernard Daraillans D.O. : L’intéroception (reliée au « corps » énergétique) régit le monde du fœtus, les sensations lui viennent de l’intérieur, de ce monde qu’il partage avec celui de sa mère. À la naissance, au moment où le corps de l’enfant se remplit de la première respiration, son monde bascule pour devenir : l’extéroception (mise en place du « corps » des émotions reliées aux cinq sens). Quand l’enfant naît, sa mère devient extérieure, c’est la première expérience entre intéroception et extéroception. La résonance entre le corps éthérique (vital) et le corps astral (émotionnel) devient le corps sensoriel.
« Pour plusieurs, la naissance est le premier traumatisme majeur. Le bébé prend une forme compacte pour la naissance, et après la naissance, il prend sa première respiration et le corps reprend sa forme. Malheureusement, ce processus n’est pas toujours complet dans plusieurs cas le corps ne reprend pas sa pleine expansion, le prédisposant ainsi à la distorsion et à la dysharmonie. »
Dr Fulford D.O. relate plusieurs études : l’une d’elle faite à l’hôpital de Stockholm en Suède conclut que le trauma de naissance était le facteur de risque le plus propice au suicide selon une étude qui portait sur 412 patients entre 1978 et 1984. Il y aurait même une corrélation entre le type de suicide et le type de souffrance à la naissance; l’asphyxie en est un exemple, selon les études du docteur Jacobson. Une autre étude, publiée en 1985 dans le journal médical britannique The Lancet, a détecté trois dénominateurs communs au suicide : (1) une détresse respiratoire excédant une heure au moment de la naissance, (2) le manque de soins prénataux avant la vingtième semaine de grossesse, (3) la maladie chronique de la mère pendant la grossesse.
William Garner Sutherland D.O. attire notre attention sur l’impact de la naissance :
« Le mécanisme de la duremère opère comme un fil téléphonique tendu entre ces deux piliers, avec son fil qui est mis en tension d’un pôle à l’autre. Quand la tempête de neige arrive, elle encombre le fil de sa neige, alors les piliers sortent de leurs axes verticaux, mais ils restent connectés et tanguent d’un même angle.
Je veux que vous appliquiez cette image au crâne de l’enfant, lorsque des influences externes ont influencé sa forme. Considérez des traumatismes induits par l’adaptation au canal de la mère ou par des chutes durant la vie de l’enfant. Visualisez un étirement fait sur la duremère qui tire les os hors de leurs positions normales et de leurs relations normales entre eux. C’est alors nécessaire d’utiliser les membranes pour ramener ces petits os à la normale. Les membranes fonctionneront comme les fils téléphoniques entre leurs piliers, retrouvant leur alignement normal.
Même après un accouchement normal, la situation demande notre attention. La tête du bébé s’est adaptée mécaniquement au passage lors de la naissance. Lorsque le bébé pousse son premier cri et respire, aidé par la pression atmosphérique, le cri est d’habitude vigoureux, un cri spécial, avec ou sans tape sur les fesses. Ce processus fait fluctuer le liquide céphalo-rachidien. Après, les membranes vont au travail et tirent les os à leur place. »
Robert Rousse, avec ses principes spécifiques au traitement du nourrisson (applicable chez l’adulte par rapport à ses lésions périnatales), considère la duremère, lui aussi, comme un élément clé pour libérer les lésions. La pleine liberté de l’axe central serait le but à atteindre pour favoriser le plein potentiel de l’enfant. De plus pour lui, la duremère peut se bloquer de l’intérieur (la peur serait une des causes de ce mécanisme), ce faisant elle bloque tous les paramètres de mobilité et de vitalité.
Le point de vue du Dr C.Massin
Le Dr C.Massin attribue des étapes importantes à franchir au moment de la naissance, basées sur la réalité biologique de cet événement qui pourront être la source de facteur limitant la santé.
« La souffrance que certains vivent au moment de leur venue au monde constitue alors une matrice mentale de naissance. Celle-ci, unique pour chacun, oriente des traits fondamentaux de notre affectivité, de nos expériences, de notre corporalité et de notre sexualité. En outre, lorsque nous devenons parents, nos expériences périnatales se réactivent puissamment avec des conséquences importantes sur la grossesse, l’accouchement et le maternage. »
Il mentionne également qu’il est très important pour la mère de garder la communication avec l’enfant tout au long de la grossesse, de parler à son bébé. Et surtout au moment de la naissance, afin d’accompagner et d’accueillir l’enfant.
Les grandes étapes psycho-corporelles de la naissance selon Bernard Montaud
« D’un côté il existe, dans l’accouchement, une arrivée physique, charnelle, un périple du corps traversant des épreuves pour naître […] Et s’il existait en même temps une autre arrivée pendant l’accouchement. Un autre périple; celui de l’esprit traversant lui aussi des épreuves pour naître, des épreuves psychiques et spirituelles ? […] La naissance de l’esprit, qui accompagne inévitablement celle du corps, mais que seul le nouveau-né peut connaître. »
Bernard Montaud a animé pendant plus de quinze ans des stages permettant aux personnes de revivre physiquement les différents traumatismes intérieurs qui avaient jalonné leur vie. Puis quelques-uns remontèrent un peu plus loin dans le temps, jusqu’au moment de l’accouchement qui les vit naître. Par la suite, plusieurs autres personnes firent la même expérience. Ils ont décrit les faits de leur naissance et, bien souvent, ils ont pu en vérifier l’exactitude avec les archives des hôpitaux.
« Leur corps adulte éveille dans leur esprit les images, les scènes et les perceptions de ce lointain passé. La où la mémoire du cerveau fait cruellement défaut, il semble bien que la mémoire cellulaire – celle de la chair – garde à jamais gravée en elle cette traversée du ventre maternel. »
Par l’écoute et le dialogue avec les tissus, le corps ne nous livre-t-il pas ses secrets, ses lésions ostéopathiques, ses engrammes de souffrance dans la matière, ses ralentissements, ses restrictions de mobilité et de motilité, ses sidérations de la matière ? Seul le corps sait. Il sait nous guider vers sa libération seulement si nous avons l’attention et l’intention à l’écoute des lois de la nature, en harmonie et en consentement avec elles. Comme disait le Dr Still, nous devons toujours remonter à la cause pour en abolir les effets – ne devons-nous pas alors tenter de retourner à la cause première ou du moins tenter de la retrouver ?
De ces expériences Bernard Montaud tira le constat suivant : pour naître, l’enfant passe par sept étapes. Quatre de ces étapes ont lieu à l’intérieur du ventre maternel et trois à l’extérieur. Son expériences met en lumière le mystère de la naissance et son implication dans la santé. Voici un très bref résumé de ces métamorphoses et de ces étapes amenant matière à réflexion sur le long chemin de la quête des causes et des effets.
• Première étape : la décision de naître
L’accouchement est vécu comme le troisième volet d’une trinité de naissance, la première naissance est celle où l’enfant fut créé (rencontre de ses parents), il perçoit alors sa tâche à accomplir parmi les hommes, la deuxième naissance est celle où l’enfant est procréé (expérience amoureuse des ses géniteurs au moment de la conception) il perçoit alors sa tâche familiale, et la troisième naissance est celle de l’accouchement, ou l’enfant doit décider de son indépendance physique; son désir de naître motivé par les deux autres naissances.
« Le fœtus se présente de lui-même, plus ou moins bien, indiquant que la décision est prise, elle aussi, plus ou moins bien […] Des études médicales ont pu prouver que l’enfant participe au déclenchement de l’accouchement par un processus hormonal particulier. Se peut-il que ce processus glandulaire ne soit que la réponse chimique correspondant à sa décision de naître ? »
• Deuxième étape : le long couloir du ventre
Les contractions
« Ses premières tentatives de relâchement (celles de la mère lors des contractions) se trouveront en conflit avec toute sa vie intérieure du moment : sa peur d’accoucher, son rapport à la mort, sa tranquillité envers sa propre histoire. À tout cela vient s’ajouter l’agitation qui règne autour d’elle ». Les contractions de la phase d’expulsion demandent une participation active de la mère. « Par ces premières contractions s’établit une relation d’une extrême intimité entre la mère et l`enfant. »
La progression dans le long couloir
« Ce long couloir est glissant, mais de plus il est sans prise; il n’offre aucune aide pour faciliter la progression, et cela impose au fœtus une avancée en reptation, à la façon d’une vis. […] chaque millimètre franchi est une victoire titanesque sur l’espace. […] Tout ce qui ne progresse pas souffre puis, au-delà d’un certain seuil de souffrance, meurt. […] L’épreuve du long couloir va donc nous enseigner charnellement les lois de l’engagement, de l’endurance et de la foi. »
• La troisième étape : les points de blocage
« C’est la phase d'expulsion, pendant laquelle la mère devra aider activement l'enfant à sortir. Or, durant cette phase, il se produit un autre phénomène – la dilatation du col utérin-. Et cette dilatation forcément insuffisante va, elle aussi, être source d'informations pour le nouveau-né. Comment le dire plus simplement ? D'un côté, la mère pousse pour que son enfant sorte, et de l'autre elle l'empêche de passer. Et le fœtus reçoit ainsi deux sources de messages contradictoires. […] Il se joue là l’établissement d’une relation subtile de confiance entre le Maître et le disciple, entre la mère et l’enfant […] Il a soudain peur de mourir et que, d’autre part, il lui faut peu à peu admettre la terrible évidence que pour vivre il devra tuer. […] Il lui faudrait passer en force, peut-être même déchirer. Et c’est inconcevable! […] Dans cette troisième étape, le processus selon lequel le nouveau-né est amené à faire son choix le marquera cellulairement pour tous ses grands choix à venir. »
• La quatrième étape : les modalités de la sortie
Sa liberté physique toute neuve, associée au soulagement de ne plus souffrir provoque en effet une ivresse qui peu à peu le submerge. Il s’ensuit un cri qui succède à une inspiration dépliant les poumons et permettant la mise en route de la respiration. Puis, la coupure du cordon signifiant la séparation à la mère et la rencontre de l’imperfection de la terre!
• La cinquième étape : les grands yeux qui voient tout
À ce moment, l’enfant peut visiter les consciences des gens qui l’entourent ainsi que celle de sa mère. Lui qui arrive d’un monde d’amour absolu côtoie et découvre le monde mensonger de la condition humaine.
• La sixième étape : tout voir jusqu’à la folie
Lors de la naissance, si les parents, si les accoucheurs savaient à quel point cette petite vie a besoin de réconfort! C’est de recueillement et de compréhension dont il aurait besoin, de quelqu’un qui cesserait de s’extasier au-dehors sur des ressemblances et qui se pencherait sur le voyage qu’il vient de faire. À cet instant, sa souffrance atteint un paroxysme psychique.
« Il y aurait tant à dire sur les conséquences de cet événement. À cet endroit, l'enfant côtoie la mort, mais d'une toute autre façon que précédemment, non plus la mort physique, mais la mort psychique. Par cette expérience, toute une régulation nerveuse s'instaurera dans sa personnalité pour ne plus jamais aller vers le risque de la folie. Chacun de nous – parce qu'il y a goûté dès sa naissance – connaît cellulairement l'incroyable danger de la mort de l'esprit. Chacun sait aussi que l'on devient fou pour une seule raison : l’insupportable douleur du monde sans amour. Dès lors, nous pouvons comprendre pourquoi il sera vital de nous voiler la face durant toute notre vie, grâce à un écran. »
• La septième étape, l’installation de l’écran
Désormais, l’enfant sera présent soit à sa vie intérieure, soit à sa vie extérieure, mais jamais plus aux deux simultanément, comme il l’était lors des six premières étapes. C’est l’installation de l’écran; dorénavant, tu verras moins pour moins souffrir.
« Le mensonge est une des plus belles manifestations de l’écran! Car sans écran nous vivrions dans la vérité. […] L’écran fausse notre vue et nous fait sans cesse inventer une autre réalité. Bien sûr, nous ignorons ce mensonge permanent, car l’écran nous rend aveugles à notre propre vie. »
« Il y a une si grande différence entre ce que nous voulons paraître et ce que nous sommes vraiment et notre corps est tellement prêt à se tordre, à s’enraidir, pour maintenir cette différence! Entre ces deux mondes règne l’écran et nous sommes sans cesse écartelés entre l’un et l’autre. »
D’ailleurs, Philippe Druelle D.O. nous a souvent parlé lors des cours donnés au C.E.O. des buts du traitement ostéopathique, dont celui d’aider le patient à trouver le sens de sa vie, permettre l’harmonie entre ce que nous sommes et ce que nous en faisons, donc éliminer cette différence entre ce que nous voulons paraître et ce que nous sommes vraiment.
Pour Bernard Darraillans D.O., le conflit entre le schéma corporel (neurophysiologique) et l’image de soi (neuropsychique) entretiendra les lésions ostéopathiques.
Bernard Montaud conclut qu’il semble exister un lien direct entre le vécu des sept étapes de la naissance, l’installation de l’écran, et la mise en place de notre personnalité. Et que
« Fort heureusement, avec l'écran arrive également l'oubli de sa grandeur perdue. Seule demeure une nostalgie confuse qui s’estompera peu à peu pendant la petite enfance. N'est-ce pas d'ailleurs cette indicible nostalgie qui, quelques dizaines d'années plus tard, Poussera l'adulte dans une recherche spirituelle de sa grandeur possible. »
Ces concepts apportent réflexion et motivation à changer nos comportements d’accueil envers le nouveau-né. D’autres auteurs soulignent également l’importance de cette période.
« Ils soutiennent que les premiers jours, peut-être même les premières heures suivant la naissance, représentent une période sensible où la mère est particulièrement apte à constituer un lien d’attachement avec le bébé. »
Les lésions ostéopathique de la naissance
À la naissance, l’ossification du crâne n’est pas complétée ; il peut ainsi s’accommoder au canal maternel et permettre un maximum d’adaptation pour un minimum de traumatisme au niveau du système nerveux. L’occiput comporte quatre parties (une basilaire, deux condylaires, et l’écaille, formée de l’union au troisième mois de la vie fœtale, de l’interpariétal et du supraocciput) ; le sphénoïde est en trois parties (il se développe en deux parties : le pré- et le post-sphénoïde qui s’unissent au 8e mois de vie fœtale) ; à la naissance, il présente trois parties (le corps et les petites ailes, et les grandes ailes et les ptérygoïdes de chaque côté) ; le temporal consiste en deux parties : l’écaille et la partie pétromastoïde.
« Chaque partie de ces os peut être regardé fonctionnellement comme un os, capable de se mouvoir en relation avec son voisin, physiologiquement en réponse aux forces de l’intérieur du crâne et pathologiquement aux forces traumatiques de l’extérieure. »
Après que l’enfant ait lancé son premier cri, le crâne devrait (après ce modelage naturel de la naissance) reprendre son expansion et permettre un développement normal. Mais si la vitalité de l’enfant est faible ou si lors du travail il a subi des forces très grandes, le crâne ne reprendra son expansion que partiellement. Et ceci peut entraîner des problèmes durant toute une vie.
Mme Frymann D.O. fit en 1966 une étude sur 1250 nouveau-nés, qui a démontré l’existence d’un traumatisme visible sur le crâne chez 10 % des enfants (trauma provoqué juste avant ou pendant la naissance), que dans 78 % des cas il y avait un strain articulaire membraneux qui pouvait être détecté par un praticien compétent. Près de neuf enfants sur dix étaient touchés, et lorsque ces strains étaient corrigés les problèmes de la période postnatale (difficulté à téter, vomissements…) disparaissaient. De plus, elle mentionne que les enfants qui présentent des troubles de comportement, d’apprentissage ou une scoliose (pour beaucoup de cas, la conséquence d’une scoliose crânienne d’origine natale) pourraient être dépistés et les symptômes atténués par un suivie ostéopathique.
L’enfant naît dans un mouvement de spirale de naissance, de sa position complète de flexion, il présente le plus petit diamètre de son crâne au plus grand diamètre oblique maternel. Il part, dans la plupart des cas, d’un appui de son occiput contre l’iliaque gauche de la mère (OIGA). Il effectuera une périlleuse manœuvre d’extension crânienne autour de la symphyse pubienne (avec son visage vers le bas). Ceci dans une rotation spiralée de la droite vers la gauche et de la fermeture vers l’ouverture au monde extérieur, tout comme la corolle de la fleur d’hibiscus qui s’épanouit dans un mouvement spiralé au soleil.
Ce processus idéal se déroule beaucoup moins souvent qu’on ne le pense. L’échographie prise dans les derniers mois de la grossesse montre parfois des positions tout autre que la position fœtale de flexion connue. Certaines images montrent des fœtus dans des positions de postflexion extrêmes, de compression, de latéroflexion, de rotation. Nous retrouvons ces positions lors de traitement du nourrisson, si nous suivons les tissus et que nous laissons l’enfant nous montrer sa position de confort, elle reflétera, nul doute, la position d’aisance qu’il avait in utero. Cette position, il va aussi la rechercher pour dormir (exemple : en décubitus ventral les fesses en l’air avec la tête tapis contre le contour du lit ou en position de repos la tête toujours penchée du même côté ou donnant des coups de tête vers l’arrière lorsqu’il est pris dans les bras) . Harold I. Magoun D.O. qualifie ces habitudes anormales de pathognomoniques de lésions crâniennes .
Selon Roselyne Lalauze-Pol D.O., une étude récente menée à l’hôpital Phu San Tu Du, au Vietnam, conclut qu’une impaction excessive de la base du crâne serait liée aux pathologies des fonctions vitales : cardio-pneumo-entérique. Un certain nombre de pathologies liées au système locomoteur pourraient être reliées à une impaction ou un chevauchement excessif des os de la voûte (le pied talus, le pied bot varus-équin, et la luxation de la hanche paraissent être reliés à la région de la suture interpariétale qui irriterait la zone cérébrale représentant le membre inférieur) .
Lionelle Issartel D.O. a étudié pendant un an et demi les enfants, dans une unité hospitalière d’obstétrique. Faisant un examen à l’aveugle, elle a démontré que la palpation est capable de retrouver l’inscription des traumatismes infligés par les forceps, les rotations, le long travail, la naissance facile, et ce, « non parce qu’elle est devineresse, mais parce que les tissus racontent le passé, le présent, le futur. » Son étude corrobore celle de Mme Frymann D.O. : « Les compressions in utero, une naissance difficile perturbent le Mécanisme Respiratoire Primaire et ont des conséquences sur la santé des premiers jours de la vie, et parfois de tous les jours de la vie » .
Déductions pratiques
1- Il est formidable de réaliser que le fondateur de l’ostéopathie prévoyait le champ d’action de l’ostéopathie jusqu’à l’accouchement lui-même. À titre d’exemple, nous en retraçons ici les premiers pas.
Le docteur Still, dans son livre recherche et pratique nous livre son expérience au sujet de l’accouchement, et nous appelle à les utiliser nous-mêmes, à les développer davantage, à les enseigner aux accoucheurs et à intégrer les principes ostéopathiques dans le domaine obstétrique. Voici quelques-uns de ses conseils :
1. «L’étudiant qui étudie l’obstétrique devrait se familiariser avec un accouchement normal et un bassin normal.
2. Pour favoriser la dilatation du col lorsque les contractions ont commencé, faites placer la patiente sur le côté droit et remontez le ventre doucement pour permettre au sang de circuler vers le haut et le bas du bassin. À ce moment-là, relaxez tous les nerfs du pelvis et de la région pubienne.
3. Placez la patiente sur le dos à demi-couchée, ce qui permet à la matrice de tomber en avant et supprime toute pression des nerfs.
4. Vous ne devez rompre les eaux que lorsque le travail est très avancé, tant que la tête est dans les liquides du sac amniotique, elle tourne dans le bassin pour trouver le passage le plus facile entre les os.
5. (Pour) empêcher la déchirure du périnée, placez les doigts par-dessus la symphyse […], le bord cubitale de l’autre main sur les tubérosités ischiatiques, ceci permet un étirement des parties sur les côtés du vagin et empêche la déchirure. »
Pour le Dr Still, le Créateur a fait la femme de sorte qu’elle puisse donner naissance sans se blesser, il enseignait que les lacérations ne devaient jamais arriver et comment réduire la taille de la tête du bébé pour qu’elle puisse passer peu importe la largeur du canal. Il faisait la remarque suivante :
« Pensez-vous qu’un architecte pourrait construire un bateau, et lorsqu’il serait terminé, il serait incapable de le sortir. Alors pourquoi l’Architecte divin, le maître créateur de l’univers créerait un bébé et serait incapable de le mettre au monde. »
Dans Philosophie de l’ostéopathie, Dr Still consacre tout un chapitre sur l’obstétrique. De la préparation à la délivrance, en passant par le soin du cordon, la délivrance du placenta, le traitement des hémorragies possibles, jusqu’à la nutrition de la mère et le soin des seins en post-partum. L’ostéopathie contemporaine a délaissé ce champ de pratique. Nous traitons les hommes et les femmes qui ont des problèmes de fertilité ou qui veulent se préparer à la conception et à la grossesse. Nous les accompagnons au fil de la grossesse en prévention ou pour répondre à leur demande de bien-être. Nous traitons les femmes en post-partum et les nourrissons, de façon préventive ou pour corriger des lésions qui seront plus évidentes et plus limitatives en grandissant. Nous suivons l’enfant qui grandit et l’adulte qui vieillit, l’individu qui souffre et celui qui veut changer. Mais lorsque l’enfant naît, traversant sa première épreuve, nous ne sommes pas là pour l’accompagner lui et sa mère, pour amoindrir les douleurs de l’accouchement et peut-être éviter des lésions de naissance qui peuvent laisser des traces pour toute une vie. Avons-nous notre place en tant qu’ostéopathe au sein de l’équipe obstétricale ou dans les maisons de naissance tel que le Dr Still le voyait ?
01:40 Publié dans I.A.d. Recherche: "Périnatalité" | Lien permanent | Commentaires (0)