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mercredi, 31 octobre 2007

De l'enfance à l'adolescence

L’ENFANCE

Selon B. Darraillans D.O., les chutes durant l’enfance, même si elles semblent bénignes et sans manifestation extérieure, peuvent perturber l’organisme. Selon Mme Fryman, « elles sont des graines de dysfonction semées qui pourront plus tard se manifester en un problème de comportement ou d’apprentissage » . L’enfant devrait être vu périodiquement en ostéopathie durant son développement pour corriger les lésions résultant des différents traumatismes subis durant la petite enfance, Car durant cette période, les lésions ostéopathiques sont souvent compensées par une grande vitalité, mais peuvent laisser des traces qui ressortiront plus tard : troubles de posture, de développement moteur ou d’apprentissage, problèmes de l’occlusion dentaire, etc. Il s’agit donc d’ostéopathie préventive.
• Influences de l’enfance
Achevant la finesse du système sensori-moteur l’enfant percevra encore le monde et toute influence mentale, émotionnelle ou physique essentiellement sous forme de sensations. Dans une phase de grande découverte des paramètres du monde, il les convertit tous en impressions qui finissent de structurer la base de sa morphologie d’adulte. L’apparition de la dent de six ans marque la fin de cette période délicate et les influences perçues comme nociceptives commenceront maintenant à se cristaliser, se densifier dans son corps. D’ailleurs, la maturation des os de la face prend appui sur cette dent. C’est donc dans cette période charnière que se prépare ou se corrige nombre de scoliose quelle qu’en soit l’origine. Puis, jusqu’à l’adolescence, la discrimination épicritique de son système nerveux lui permet une grande capacité d’apprentissage essentiellement par imitation. Les nombreuses peurs de l’enfance sont autant de balises qui protègent et stimulent la mise en place du système nerveux, tout en propulsant l’enfant à découvrir son environnement grâce à cette émotion principale.


LE VÉCU DE L’AUTONOMIE

• L’adolescence
C’est la période de réveil du système hormonal qui fera entrer dans la découverte du monde des désirs et, par conséquent, développera la gamme variée des sentiments humains. C’est le début de la socialisation profonde. Ici, toute influence perçue comme nociceptive est transformée de façon affective. Une chute au sol n’est plus vécue seulement comme sensoriellement douloureuse, c’est surtout une chute dans son estime ou son orgueil vis à vis des autres. Cette phase est très délicate, car c’est ici que se plantent les grands schémas de relation avec les autres, le couple et le monde. C’est aussi la phase d’enrichissement de ses liquides, sous l’afflux hormonal. Cette transformation chimique profonde confère à l’enfant son pouvoir d’adulte lui permettant de créer, de donner, de recevoir et de débuter une interrelation personnalisée avec le monde. Si elle est mal vécue, elle laisse le corps en proie à de nombreuses difficultés au niveau des fluides de son corps et de son système hormonal.

• la vie adulte
Croissance, mobilité, sensibilité, émotivité, sentiment et pensée sont arrivés à terme et l’individu, ayant récupéré ses fonctions humaines, pourra véritablement développer consciemment son pouvoir créateur et organiser, sculpter, peindre, bâtir et chanter sa vie pour tendre d’en faire le poème de ses rêves. Sur cette route, les événements sont interprétés à plusieurs niveaux, mais la prédominance de la créativité tend à transformer ce qui le touche en acquisitions pour réaliser ses projets et s’exprimer. La vie de l’adulte trouve donc des périodes sensibles autour de l’énergie déployée à façonner sa vie, le faisant passer à travers de nombreux stress, épreuves, traumatismes, constructions, effondrements, et quêtes diverse de lui-même. Dans cette longue phase créative, c’est le système nerveux, outil de l’expression qui sera le plus sollicité, testé, remanié et trop souvent épuisé, dépassé, blessé.
Une écoute attentive des épreuves franchie au fil de cette maturation, des traumatismes. opérations chirurgicales, interprétée à la lumière d'une bonne connaissance de l'anatomie et de la physiologie, donne un premier fil d'Ariane pour guider le praticien vers une compréhension des phénomènes que présente aujourd'hui son patient.
Les causes peuvent se conjuguer, issues de plusieurs origines :
• un passé traumatique ayant induit des blocages mécaniques,
• des habitudes alimentaires comme décrites plus haut,
• l'abus de drogues de tous genres, y compris le médicament,
• le surmenage tant physique qu'intellectuel,
• le stress et la détresse morale, intellectuelle et spirituelle.
Tant que ces sources ne sont pas reconnues et améliorées, les résultats thérapeutiques, quel que soit le système adopté, sont incertains et instables .
Pour le Dr Fulford D.O.,
« les traumatismes peuvent arriver n’importe où, surtout près de la maison. Il y a en plus des traumatismes physiques, les traumatismes psychologiques qui sont tout aussi nocifs. Une mort dans la famille, une séparation, un divorce peuvent amener une période de deuil importante. Si ce conflit intérieur reste non résolu pendant une longue période, il peut perturber l’équilibre chimique et nerveux du corps qui peut se manifester de différentes façons allant de la crampe d’estomac à la cataracte. La détresse émotionnelle finit presque toujours par se manifester en douleur physique, quelque part entre la tête et les pieds. Les émotions ont tendance à s’accumuler au niveau du sternum et, lorsqu’il n’y a pas de mouvement à ce niveau, le Docteur Fulford suspecte à 100 % un blocage émotionnel ».

En conclusion:
Après la période hormonale, débutent des travaux psychiques plus complexes qui viennent développer la puissance d’analyse cérébrale. C’est dans ces périodes que se forgent nos outils d’expression, de communication et de création fine, analytique et spécifique. La priorité de ce moment ouvre à la conscience une vision détaillée de l’infiniment petit à l’infiniment grand et projette fréquemment dans la notion de choix et d’ouverture de la conscience. Toute influence nociceptive est interprétée sous l’angle de la raison, du sens, du symbole et de la liberté d’y réagir et de composer avec son environnement. C’est la rencontre du monde intérieur qui finalise ses caractéristiques physiques, sensorielles, affectives et mentales, avec le monde extérieur sans limite. L’âge adulte débute alors vers la fin de la vingtaine et les influences reçues affecteront en priorité la force mentale de l’individu. L’être devient capable enfin de s’assumer entièrement, il est totalement individualisé et peut commencer à réellement devenir créateur en exprimant les traits latents de sa force spirituelle colorée par sa conscience de la vie à travers son caractère, son tempérament et les influences innées et acquises qui l’ont forgé et révélé.

• Les grands moments de la vie
L’ontologie nous a beaucoup éclairé sur le rapport existant entre la maturation chronologique et successive des grands systèmes du corps et un type de comportement associé.
Ainsi, si tout le monde connaît le lien entre l’orage hormonal de l’adolescence et la découverte des sentiments, d’autres rythmes et phases sensibles sont tout aussi important à considérer pour mener à bien un travail de libération des lésions ostéopathique.
En effet, un traumatisme survenu lors de la maturation du système sensoriel n’aura pas les mêmes effets et ne laissera pas des blessures aux même structures dans le corps qu’un traumatisme survenu lors de la maturation du système endocrinien ou nerveux.

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